GERVAIS GAUDREAULTDIRECTEUR ARTISTIQUE ET METTEUR EN SCèNE

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Biographie

Après avoir étudié le chant au Conservatoire de musique de Chicoutimi et l’interprétation à l'École nationale de théâtre du Canada, Gervais Gaudreault poursuit sa formation d’acteur à l’Atelier-Studio Kaléidoscope dirigé par Marthe Mercure. À partir de 1973, il collabore avec diverses compagnies montréalaises. À l'invitation de Gilles Maheu, il joint les Enfants du Paradis, compagnie devenue plus tard Carbone 14, où il approfondit sa recherche sur la voix et l’espace.

En 1975, avec Suzanne Lebeau, Gervais Gaudreault fonde le Carrousel et joue dans les premières créations de la compagnie. Il a très tôt la piqûre pour la mise en scène; il dirige Une lune entre deux maisons (1981), première pièce du Carrousel à connaître un rayonnement international, il crée Gil (1987), d'après le roman de Howard Buten Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué, – proclamé Meilleure production jeune public par l'Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) –, il signe la mise en scène de Comment vivre avec les hommes quand on est un géant (1989) et de Conte du jour et de la nuit (1991) au Carrousel et celle de Baby Blues (1991) de Carole Fréchette au Théâtre d'Aujourd'hui. Il collabore aussi au scénario d'Une histoire inventée, du cinéaste québécois Marc-André Forcier (1990). Gervais Gaudreault dirige ensuite Contes d'enfants réels (1993) – prix de la Meilleure production jeune public de l'AQCT ainsi que de l'Académie québécoise du théâtre – et Salvador (1994), de Suzanne Lebeau. Ces deux spectacles vont connaître une longue et belle carrière internationale et inciter des programmateurs québécois et étrangers à coproduire les créations suivantes du Carrousel, toutes mises en scène par Gervais Gaudreault : Petit Navire de Normand Chaurette (1996), L’Autoroute de Dominick Parenteau-Lebeuf (1999), Le Pays des genoux de Geneviève Billette (2005), L’Ogrelet, Petit Pierre  prix du Mérite technique de l’Institut canadien des technologies scénographiques – , Souliers de sableLe bruit des os qui craquent – Prix de la critique 2009, catégorie Jeunes publics, remis par l’AQCT – et Gretel et Hansel, tous de Suzanne Lebeau (1997, 2002, 2006, 2009, 2013) et Nuit d'orage, une adaptation de l’album illustré de Michèle Lemieux (2010). Il recrée Le bruit des os qui craquent en espagnol avec les acteurs de la Compañía Nacional de Teatro de Mexico (2011), un spectacle qui restera au répertoire de cette institution mexicaine. Il crée Contes à rebours (1997), un montage pour adultes de Suzanne Lebeau, Le Cid de Corneille au Théâtre du Trident (2004), il collabore avec la compagnie mexicaine Marionetas de la Esquina pour la création française d’Una luna entre dos casas (2006) et il porte à la scène Je suis d’un would be pays de François Godin au Théâtre d’Aujourd’hui (2007). Il signe la mise en scène de Dissident, il va sans dire de Michel Vinaver pour les Tréteaux de Haute-Alsace de Mulhouse (2008) ainsi que Nous étions une fois… pour la compagnie Douze à table, présenté chez Eva B dans le cadre du OFFTA (2008). Depuis les débuts du Carrousel, Gervais Gaudreault a dirigé une douzaine de productions en langues étrangères (anglais, espagnol, italien, mandarin et polonais). Dans le but d’offrir une ouverture sur les arts et de permettre une compréhension sensible de son travail de création, Gervais Gaudreault agit comme commissaire d’exposition dans le cadre des actions culturelles menées par le Carrousel. Il travaille actuellement à la mise en place d’un centre international de recherche et de création en théâtre pour l’enfance et la jeunesse : Le Cube, dont il est président.

L’homme de théâtre est aussi pédagogue d’expérience : il a enseigné les techniques vocales au Collège Lionel-Groulx et piloté des exercices publics à l’invitation de l’École nationale de théâtre du Canada, en plus d’offrir des sessions de perfectionnement en techniques vocales à plusieurs comédiens chevronnés. Son expertise lui vaut plusieurs invitations en France, au Mexique et en Argentine, notamment à l’École supérieure d’art dramatique de Strasbourg, au Centre national des écritures du spectacle – La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et au CEUVOZ de Mexico. En août 2014, il participait, à titre de conférencier invité, à un colloque sur l’esthétique en théâtre jeune public dans le cadre de l’événement Third International Theatre for Children and Young People Researchers and Critics Forum qui se tenait à Buenos Aires, en Argentine.

Presse

« Le pouvoir d’évocation du théâtre : Gervais Gaudreault », Raymond Bertin, Jeu : revue de théâtre, n° 116, (3) 2005, p. 152-159.

« Gervais Gaudreault - Le devoir de conscience », Michel Belair, Regards n° 4, Association Nova Villa, mars 2005